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keo zapatero / Blog

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Laboratoire espace cerveau

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Ça n’est pas une exposition, c’est un laboratoire. C’est ainsi que Nathalie Ergino, directrice de l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, et Ann Veronica Janssens, artiste, ont imaginé le projet « Laboratoire espace cerveau », dont la première étape est visible cet été à l’IAC.

Car si cette « Station 1 » est bien constituée d’œuvres déployées dans un espace, le visiteur est amené à expérimenter les œuvres, « en consultation » et en entrée libre, et non pas à simplement les contempler. Le thème même du laboratoire, les expérimentations artistiques liant espace et cerveau, implique le spectateur, et donc son cerveau, dans la recherche d’un résultat : l’œuvre seule est incomplète.

Ann Veronica Janssens, qui a co-signé récemment le décor de The Song, nouvelle création d’Anne Teresa De Keersmaeker au Théâtre de la Ville, travaille depuis une vingtaine d’années sur la perception de l’espace, grâce notamment à des projections lumineuses. À l’IAC, l’artiste présente une cabine de verre enfumée, dans laquelle le visiteur perd tout repère et semble flotter dans l’espace, ainsi qu’un container rassemblant les protoypes de Janssens, comme une sorte d’atelier expérimental.

Pour cette première étape du laboratoire, des œuvres historiques sont montrées : des vidéos des années 1960 de Nam June Paik et de Wolf Vostell, une impressionnante installation de James Turrell, The Wait (1989) qui plonge le visiteur dans l’obscurité et dans l’attente de la perception d’une faible lueur, une Boîte à flash (1964) de François Morellet ou encore un Conical Solid (1974) d’Anthony McCall, cône de lumière dont on expérimente la non-matérialité.

Ce « chantier d’investigations » se prolongera jusqu’en 2011 et prendra la forme de conférences, d’interventions, de blog, de publications, etc., qui occuperont divers champs : les neurosciences, la physique, la parapsychologie, le chamanisme… Une véritable plongée au « centre mystérieux de la pensée ».

Laboratoire espace cerveau / station 1, Institut d’art contemporain de Villeurbanne, jusqu’au 16 août 2009. www.i-art-c.org

http://www.facebook.com/frans.tassigny?ref=profile#/note.php?note_id=101717612339&ref=mf

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Cunnington....OU L INSTANT CATASTROPHIQUE....

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Lors de la 1ère guerre mondiale, un capitaine français refuse la reddition de l’île de Cunnington, située au large des côtes chiliennes. Suite au conflit mondial, il reste sans aide (alimentaire, humanitaire etc) durant deux ans. Il y vit avec un groupe de quatre hommes et de leurs épouses. De jour en jour, les réserves s’épuisent, la misère s’installe. Enfin, un navire (ennemi ou ami?) apparaît au large. Quatre des hommes valides tentent à l’aide d’une barque d’atteindre la haute mer, pour cela ils doivent dépasser les rouleaux marins et, de la plage tout cela est suivi par les femmes et… Le capitaine et ses trois accolytes meurent noyés sous les yeux de leurs familles.

Il reste sur l’île le dernier homme valide, gardien du phare. Celui-ci perd la raison et devient un cruel despote, violant deux des femmes et inféodant les deux autres. Quelques mois plus tard, il décide de prendre comme femmes de harem les deux autres, dont la femme du capitaine. Lors de leur arrivée, un violent drame éclate, à savoir : au préril de sa vie, l’une des femmes finit par le ter-rasser. La veuve du commandant envoie son fils au phare pour y quérir un baril d’essence afin d’incinérer le cadavre. A ce moment, l’enfant voit approcher une chaloupe française provenant d’une goélette qui se portait à leur secours.

Quelle ne fut pas la stupéfaction des sauveurs lorqu’ils accostèrent et se retrouvèrent face à des femmes en haillons, des enfants faméliques et un cadavre encore chaud!

Ils furent reccueillis, sauvés et soignés… leur histoire fut transmise ultérieurement au commandant Jacques-Yves Cousteau qui, lors d’une mission scientifique à l’île de Cunnington fit rechercher le dernier survivant, à savoir: le fils du capitaine. Celui-ci revécut lors d’une interview tous les éléments du drame avec une précision extrêment minutieuse. Lors d’un “pélérinage” sur l’île il dressa une croix à la mémoire de son père noyé et jamais retrouvé. Il avait vécu avec ce drame durant toute sa vie (1916 -…) et plusieurs décennies après il était revenu sur la scène du drame pour témoigner de ce qu’on pourrait appeler l’instant catastrophique vécu lors de son enfance. Il revécut donc le drame de cette communauté en le verbalisant lors de sa rencontre avec Cousteau et se libérant probablement de l’angoisse du traumatisme par le témoignage, la parole, la symbolique d’une croix érigée à la mémoire des disparus. (Tassigny-Rochez)

Posted by keo zapatero 9 month ago in Cunnington, Cousteau, Odysée, Communauté, Catastrophique L Instant, Angoisse, Meurtre, Symbolique, 0 comments.

Pierre Assouline, dans sa biographie de Georges Simenon

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Pierre Assouline, dans sa biographie de Georges Simenon écrit:

“A force de vouloir vivre la vie des autres, cette attitude lui (Simenon) est devenue une seconde nature.”

Graham Greene, dans son roman “Le troisième homme” écrit: “Tout à coup, dans l’étrange cellule de notre esprit où naissent de telles images, sans préparation, sans raison, Martins vit se dessiner au milieu d’un endroit désert, un corps étendu à terre, entouré d’un groupe d’oiseaux. Peut-être était-ce une scène non encore écrite d’un de ses propres romans qui s’ébauchait aux frontières de son subconscient.”

Signalons que Martins est lui-même écrivain, qu’il est donc une projection de Greene à l’intérieur de son roman. Celui-ci ne raconte en fait qu’une seule histoire, celle d’un homme qui, à la suite d’événements exceptionnels, comprend que sa vie est torve. Il se remet en question en donnant libre cours à ses pulsions, ses instincts les plus profondément enfouis, se libérant d’un complexe de culpabilité qui le mine. Relançant l’énigme romanesque, il part à la reconquête de son statut, de son honneur, de l’image noble, se défaisant donc de celle du petit écrivaillon de western pour celle du justicier, lui permettant ainsi d’atteindre la sérénité. Enfin, remarquons également que Simenon et Greene sont des auteurs qui se dédoublent; Martin-Greene, Maigret-Simenon sont des couples où les auteurs s’identifient à leurs héros, focalisant ainsi quelque chose de caché, de secret, inscrit en eux à la courbure de l’inconscient.

Si nos deux écrivains peuvent mettre en scène un héros, avec un langage propre; cette mise en scène, souvent dramatique, les pousse dans une quête à travers laquelle leur “père spirituel” se reconnaît comme s’il la faisait vivre par procuration. Peut-être parce que dans leur vie quotidienne, ils n’ont pas eu l’occasion de se prouver aux yeux de leurs proches, peut-être parce qu’ils ont également compris que des milliers de lecteurs étaient dans le même cas, peut-être parce que leur intention les dépasse, ils reconstruisent dans un univers fictif, un symbole qui permettra au lecteur comme à l’auteur, de quitter leur enveloppe de tous les jours pour revêtir les habits du héros.

La force d’un héros, en transparence avec une exploration intérieure de l’homme qui repousse toujours plus loin ses limites, est qu’il ne se résignera pas à rester neutre, quelles que soient les difficultés. Il doit dépasser des frontières, risquant son avenir, son destin plutôt qu’étouffer ses pulsions; il rompt alors les amarres et s’engouffre dans un univers dont il ignore les limites, pour tendre à l’archétype d’un homme en mutation qui, dans la douleur, se libère d’une condition souvent morne et abrutissante.

Posted by keo zapatero 9 month ago in Assouline, Simenon, Critique Litéraire, Troisième Homme, Greene G, Projection, écrivain, Auteur, Subconscient, 0 comments.

Selon Ferenczi, “la psychanalyse n’a jamais obéi à aucun dogme philosophique

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Selon Ferenczi, “la psychanalyse n’a jamais obéi à aucun dogme philosophique; elle a interprété les idées philosophiques et les doctrines politiques comme la manifestation de la nature psychologique humaine… La psychanalyse n’a jamais reconnu aucun des partis individuels ou collectifs comme de véritables représentants de la nature humaine, elle a attendu de l’avenir une orientation “socialo- individuelle” qui respecterait les différences naturelles entre les individus, la lutte pour accéder au bonheur, à l’ indépendance, en accordant au moins autant d’importance qu’à l’ organisation inéluctable, mais guère supportable de la vie en collectivité.” http://users.swing.be/sw271551/

Posted by keo zapatero 9 month ago in Psychanalyse, Freud, Ferenczi, Collectifs, Socialo Culturelle, Nature Humaine, 0 comments.

LA CAUSE LACANIENNE....

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,Lacan et Freud.

Le lacanisme est un avatar du freudisme. On comprendra que la cause laca-nienne se plaide comme la cause freudienne. Terrible impérialisme idéologique, institutionnel et politique que les “pyramidaux” de Lacan mèneront vers l’élaboration d’ une “international lacanian association” suite à la scission de 1963 avec l’AFP. L’innovation lacanienne réside dans la recherche de la théorisation du sujet de l’inconscient. Rendons à Lacan ce qui revient à Lacan, comme on laisse à l’Homme ce qui revient à sa mémoire. L’homme serait-il ligoté au mat de son navire (destin) tel l’Ulysse d’Homère auprès des sirènes si:

“l’amour c’est donner ce que l’ on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”? Ou alors, la célèbre phrase de Jacques Lacan rejoindrait-elle la pensée de Pascal, à savoir:

“tout ce qui est incompréhensible ne laisse pas d’être” Jacques Lacan conçoit la critique littéraire dans la promotion de la structure du langage “telle qu’elle puisse recouvrir ce sujet neuf à se produire en tant que sujet divisé dans son être”; il poursuit par “c’est parce que l’ inconscient nécessite la primauté d’une écriture que les critiques glisseront à traiter l’oeuvre écrite comme se traite l’ inconscient.” Sous réserve que “l’oeuvre écrite n’ imite pas l’ effet de l’inconscient, elle en pose l’équivalent, pas moins réel que lui, à le forger dans sa courbure”.

Freud démontre que le “signifiant” a en quelque sorte été refoulé et que c’est là le point d’ appel du flux inépuisable de significations qu’il “précipite dans le trou qu’il produit” que Lacan commente comme suit: “interpréter consiste certes, ce trou, à le clore. Mais l’interprétation n’a pas plus à être vraie que fausse. Elle a à être juste, ce qui en dernier ressort va à tarir cet appel de sens, contre l’apparence où il semble fouetté au contraire.”¨ (Source: préface de Lacan “c’ est à la lecture de Freud” au livre de R. Georgin, Lacan).

Posted by keo zapatero 9 month ago in Lacan, Philosophie, Freud, Afp, Pascal, Homère, Innovation Psychanalytique, Georgin, Interprétation Psychanalytique, 0 comments.

Les " Ecrits"'(J.LACAN) commentés par Madame Elisabeth.Roudinesco & Franz Tassigny

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Les ” Ecrits” commentés par Madame Elisabeth.Roudinesco & Franz Tassigny

En 1990, lors d’un colloque sur Lacan, Jacques Derrida raconta les circonstances de sa première rencontre avec celui-ci, lors d’un symposium sur le structuralisme organisé en octobre 1966 par l’université Johns Hopkins de Baltimore. A cette date, Lacan craignait que l’idée de réunir en 900 pages la quintessence de son enseignement n’aboutît à un désastre : “Vous verrez, avait-il dit à Derrida, parlant de la reliure, ça ne va pas tenir.”

Telle était l’angoisse qui tenaillait cet homme, dès que se posait pour lui la question de la publication. “Poubellication”, dira-t-il plus tard en désignant par ce terme le reste, le résidu ou le déchet que pouvait être à ses yeux l’objet de son plus cher désir. “Stécriture”, dira-t-il à propos de son Séminaire, manifestant par un geste dédaigneux à quel point il faisait semblant de mépriser le passage de la parole à l’écrit.

On sait qu’hormis sa thèse de médecine de 1932 (De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité, Seuil, 1975), Lacan n’a jamais ni écrit ni publié un “vrai” livre. Le Séminaire, aujourd’hui en cours de publication (14 volumes édités sur 25), n’est autre que la transcription d’un enseignement oral délivré en divers lieux, de 1953 à 1979 : hôpital Sainte-Anne, Ecole normale supérieure (ENS), faculté de droit du Panthéon. Quant aux fameux Ecrits, il s’agit d’un recueil de 34 articles ou interventions rédigés entre 1936 et 1966 pour des colloques ou des revues et qui, pour la moitié d’entre eux (après 1953), sont une sorte de synthèse de son enseignement oral.

Etant avant tout un brillant orateur alliant un style baroque à une pensée toujours en mouvement – sans commencement ni fin -, Lacan n’aurait jamais été capable de prendre l’initiative de la publication d’un tel opus magnum sans l’aide d’un grand éditeur ayant une solide formation philosophique, et qui était aussi son ami et son analysant sans être ni un disciple ni un idolâtre : François Wahl.

Depuis 1964, avec son entrée à l’ENS de la rue d’Ulm – grâce à l’initiative de Louis Althusser – puis avec la création de l’Ecole freudienne de Paris, Lacan était déjà devenu, au-delà de sa pratique clinique, un penseur reconnu et contesté, au même titre que Michel Foucault, Roland Barthes, Jacques Derrida, Gilles Deleuze, etc. Ainsi appartenait-il à une génération intellectuelle plus engagée dans un travail sur les structures inconscientes de la subjectivité que dans une réflexion de type phénoménologique – héritée de Jean-Paul Sartre – sur le statut de la conscience de soi du sujet dans sa relation au monde : une philosophie du concept plutôt que de l’existence.

A cet égard, Lacan fut le seul parmi les interprètes de la doctrine psychanalytique à doter l’oeuvre freudienne d’une conceptualité philosophique. Il l’arracha, au prix d’une infidélité majeure, au modèle biologique qui avait été son point d’appui. Alors que Freud souhaitait, sans jamais y parvenir, que sa discipline devînt une science de la nature, Lacan l’inscrivit dans le registre des sciences humaines en s’inspirant de la linguistique et de l’anthropologie. Il effectua une relève du freudisme fondée non pas sur le dépassement des origines mais sur un retour aux textes fondateurs : une relève orthodoxe et subversive. On trouve dans les Ecrits les différentes étapes de cette élaboration, ponctuée de formules saisissantes : “L’inconscient est structuré comme un langage”, “Le désir de l’homme c’est le désir de l’Autre”, “Moi, la vérité, je parle”, “Il n’y a pas d’Autre de l’Autre”, etc.

FONDATEUR D’UNE PENSÉE

C’est le 15 novembre 1966, après des mois de labeur, que l’opus sortit en librairie accompagné d’un index raisonné des concepts majeurs (dû à Jacques-Alain Miller), d’un appareil critique et d’une présentation logique des textes plutôt que chronologique. Quelque 5 000 exemplaires furent vendus en moins de quinze jours, avant même la publication des comptes rendus de presse. Plus de 50 000 exemplaires seront achetés pour l’édition courante, et la vente en poche battra tous les records pour un ensemble de textes aussi complexes : plus de 120 000 exemplaires pour le premier volume, plus de 55 000 pour le deuxième. Quant aux articles de presse (plus de 200), ils furent les uns très élogieux, les autres très critiques, voire stupides.

François Wahl avait donc gagné la bataille de la publication de l’oeuvre écrite de Lacan, lequel sera ensuite célébré, attaqué, haï ou admiré comme un penseur d’envergure et non pas seulement comme un praticien transgressif.

L’oeuvre de Lacan (Séminaire et Ecrits) est aujourd’hui traduite en une cinquantaine de langues et elle continue à être lue régulièrement par un nombre important de lecteurs (de 10 000 à 15 000 par an) malgré la crise des sciences humaines, malgré les querelles internes au lacanisme et surtout malgré les attaques incessantes contre la psychanalyse, qui ont pour effet, sur la longue durée, de faire tomber la vente des mauvais livres et monter celle des “classiques” : l’opus a donc “tenu”, contrairement à la crainte de son auteur.

Il faut dire que ces Ecrits ne sont pas un ouvrage de circonstance mais une somme qui ressemble à la fois au Cours de linguistique générale de Saussure et à La Phénoménologie de l’esprit de Hegel et qui fonctionne dès lors comme le livre fondateur d’une pensée que l’on peut, selon les époques, lire, critiquer, commenter ou interpréter de multiples manières, la pire étant celle des épigones. Mieux vaut donc, pour l’apprécier aujourd’hui, savoir lui être infidèle comme Lacan l’avait été envers Freud.

ECRITS de Jacques Lacan. Seuil, “Points essais”, 1999 (nouvelle édition), tome I, 560 p., 9 € ; tome II, 400. p, 9 €.

Mon commentaire :

Est-t-il réellement possible de lire, vraiment lire, les travaux d’un psychanalyste célèbre?

Quand le lecteur s’empare des premiers mots des “Ecrits” il ressemble à un voyageur déjà trop ou trop peu savant.

Lacan, c’est une oeuvre, une terre ardue qu’il faut âpre-ment défricher; des relatives qui s’enchassent et n’en finissent pas de s’enchasser dans les anneaux du style, et paradoxalement pour les rares initiés qui connaissent un espa-ce familier avec ses thèmes et développements, ses lignes de fuite.

Un profil quadrillé par l’accumulation du savoir critique, surtout par ses commentaires qu’il faut vérifier, comparer à nouveau à l’aune de Freud; l’inconscient à la lumière de théorique. Tout est là: assigner la relecture de Freud dans l’édifice du savoir psychanalytique.

Rien n’est plus ardu, plus profond, il est vrai que les concepts lacaniens qui indiquent tout à la foi, cette “théorisation du sujet de l’inconscient” à travers les opérations du pro-fesseur et de son brio stylistique fait qu’un livre de Lacan ressemblera toujours, à ne pas s’y tromper à un autre livre de Lacan, est en même temps marqué de la singularité qui convient d’accueillir comme une oeuvre unique et non comme l’aboutissement de la tradition freudienne, mais comme un livre libre comprise comme une traversée de la pensée de Freud.

frans tassigny http://www.lepost.fr/article/2008/08/02/1235651_les-ecrits-commentes-par-madame-elisabeth-roudinesco-franz-tassigny.html

Posted by keo zapatero 9 month ago in Lacan, Philosophie, Derrida, Tassigny, Poubellication, Stécriture, Médecine, Roudinesco, Psychose, 0 comments.

Si l’on “entre en solitude”, n’y voyez aucun sacerdoce...

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Le mot solitude et son concept reviennent épisodiquement dans ces propositions car ils sont intimement liés à la poésie, mais je ne suis pas bien sûr que “la solitude du poète” soit une quelconque forme de châtiment. Si l’on “entre en solitude”, n’y voyez aucun sacerdoce, ni sacrifice, au contraire sa quintessence est Eveil, comme une auberge espagnole pour le pèlerin, la cure pour l’analysant; elle offre ce que l’on possède réellement: LE VECU, tout comme dans la vie nous ne souffrons point de ce que nous avons apporté, donné mais plutôt de ce que nous n’avons su ou pu donner. Il n’y a strictement rien à négocier ni à expier. Certes la plupart ont besoin de solitude pour oeuvrer -

“il faut être abîmé en soi-même” (Franz Kafka) - et il est difficile d’en cerner les limites. Souvent d’une extraordinaire indifférence, les poètes s’égarent probablement parce qu’ils les ont déjà dépassées. Rimbaud l’avait bien sur parfaitement compris (en Abyssinie), il avait certainement dépassé un art qu’il avait trop bien cerné; météore dans la matrice du poète à venir il n’avait dès lors plus rien à prouver: le définitif même l’incompris ne se rature point, ne se recommence pas. Il avait trop donné, trop vite, trop loin, le fossé entre le Verbe et l’existence n’est ni une abysse ni un ru mais tout simplement une expérience vécue, une équinoxe de l’esprit onirique. http://users.swing.be/sw271551/

Posted by keo zapatero 9 month ago in Rimbaud, Verbe, Onirique, Solitude, Critique Rimbaldienne, Existence, Art, Poème, 0 comments.

Toute oeuvre détient des clefs secrètes en filigrane.

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Toute oeuvre détient des clefs secrètes en filigrane. Dans un monologue intérieur ce peut être une formule incantatoire qui revient comme un refrain (H. Boll, Portrait de groupe avec dame: “Je ne suis pas un monstre”); Dans un journal intime ce peut être le rappel d’un secret enfoui ou un retour obsessionnel aux épisodes d’une aventure qui conditionnera, déterminera l’avenir; Enfin, ce peut être une simple phrase qui résume à elle seule la personnalité profonde d’un personnage ou d’une scène paysagiste; un thème lumineux et bien sûr à l’image du monde “proustien” le rappel d’une sensation et d’une mélodie: la madeleine et la petite symphonie de Vinteuil.

L’analyse peut en révéler, par exemple, que: Dans un récit rétrospectif, ce peut être le rappel d’un événement essentiel, la confession est scandée par une référence permanente à un drame vécu;
Posted by keo zapatero 9 month ago in Analyse, Vécu, Monologue, Proust Marcel, Madeleine, Vinteuil, Littérature, Critique Littéraire, Secret, 0 comments.

le vortex

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Si la poésie se veut le langage le plus haut chargé de sens, c’est parce qu’elle est le noeud, le foyer, le “vortex” de la logopoeïa (la pertinence du mot), de la phalopoeïa (l’originalité de l’image) et enfin de la mélopoeïa (l’assonance des sons). C’est cette dernière qualité qui est rarissime comme nous pouvons également l’imaginer chez l’analyste, à la différence que le poète perçoit le “chant du monde” et l’analyste la mécanique secrète de l’inconscient, voie intérieure de l‘homme.

Posted by keo zapatero 9 month ago in Inconscient, Vortex, Odyséen, Langue, Analyste, Homme, Chant Du Monde, 0 comments.

the golden aube

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il me reste à défendre ce pourquoi James Joyce fut James Joyce, à savoir: the Golden Aube. L’éveil psychanalytique est une réponse à la marginalité, à l’exclusion, à ce qu’il y a d’artificiel dans la société, à savoir: la désinformation. Toujours réponse mais groupale au sein de l’aube d’or, au brassage des idées partisanes d’un “gai savoir” à la façon de Nietzsche ou de Gurdjieff.

Le problème clé : l’éthique.

On entend par “Weltanschaung” un système issu d’un ensemble de valeurs dirigé philosophiquement, idéologiquement.

Ce déterminisme, cette conception du monde à part entière, implique une prise de position claire du mouvement psychanalytique, à savoir: comment celui-ci peut se différencier tout aussi bien du marxisme que de n’importe quel autre engagement politique et philosophique et cela pour rejoindre le concept freudien de totale indépendance et de neutralité: “une méthode de recherche, un instrument impartial comparable par exemple au calcul infinitésimal” (S. Freud).

L’inconscient du groupe se révèle dans des débats non dirigés, structurés plus par le groupe que par le langage, définis par l’expression sartrienne “collectif” avec une connotation d’ éthique

Posted by keo zapatero 9 month ago in Psychanalyse, Inconscient, Nietzsche, Gurdjeff, Société, Freud, Joyce, éthique, Marxisme, Weltangshaaung, 0 comments.

L’héritage lacanien établit des correspondances entre psychanalyse......

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L’héritage lacanien établit des correspondances entre psychanalyse, linguistique et ethnologie.

Son langage est polyphonique. A l’image de James Joyce, Lacan a imaginé un nouveau langage dont le registre est pluriel et déborde du cadre clinique pour ouvrir un champ qui englobe une multitude de disciplines.

Ce qui est remarquable chez Lacan, c’est qu’il n’est pas animé seulement du souci de tout savoir, mais également de la nécessité d’être un observateur actif. Ce n’est possible que dans la mesure où l’on vit son observation en la reformulant dans une théâtralisation, dans une mise en scène.

Voici une recherche d’”être l’autre”, enquête et quête de l’identité secrète et cachée de l’être.

Enfin, au cours de la cure, de l’analyse, avec son sens du vécu, de la situation, de l’épisode crucial et du dialogue, Lacan peut découvrir, isoler des traits de comportement, des signes, des attitudes, des bribes de discours, qui à eux seuls dénotent une identité profonde, composant un rituel social et dédramatisant la condition humaine.

Archéologue du mobilier psychique, nomenclateur des symboles, linguiste, tout à la découverte d’un immense assemblage de figures et de passions; fresque vivante du théâtre de la vie, il tend à des allures d’homme de science.

Le réel de ces faits d’observation, ainsi qu’une profonde étude de l’oeuvre de Freud le conduisent à une démarche intègre, à savoir: ECRIRE INDEPENDAMMENT en dépit des thèmes et des systèmes dirigés.

Posted by keo zapatero 9 month ago in Lacan, Freud, Psychanalyse, Psychologie, Symboles, James Joyce, Rthnologie, Langage, 0 comments.

“le lait noir de l’aube se boit au crépuscule”

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Il faut absolument se diriger de l’auteur vers son oeuvre, à savoir: que c’est parce que tel créateur possède une telle personnalité qu’il produit telle oeuvre. Mais jamais à travers les caractéristiques, spécificités d’un texte d’en dessiner un profil psychologique de l’auteur et d’en tirer une série de conclusions en une dichotomie de prédicats divers. Il serait vain d’interpréter les vers : “le lait noir de l’aube se boit au crépuscule” comme la représentation macabre du camp d’Auschwitz, lieu de ses écrits. La vérité de l’expérience de l’analysant ne peut être limitée au récit, confinée à la narration car la substance de son vécu lui échappe et cela il le sait car il a dès lors recours à quelqu’un qui l’écoute et peut l’aider à s’appro-prier cette substance. C’est l’espérance de la rencontre analytique, celle du rapport aux mots capables de rétablir la relation entre l’analysant et la réalité. En fait nul ne possè-de la vérité de son expérience et l’on peut s’en approprier une partie en se confiant à quelqu’un d’étranger. Parler devient alors l’élaboration de la traversée de la douleur (tel un théâtre où l’interprétation des mots tient la douleur en otage) intégrée dans l’ensemble d’un corps social et cela comme témoin de la souffrance et des hallucinations qu’elle a engendrées. L’idée de perte d’une fausse identité mène l’analysant à passer par une autre voie pour se reconnaître dans son désir.

Le psychanalyste ne donne pas de remède à la souffrance mais il cherche à découvrir le chemin qui a mené à ce mal de vivre.
Posted by keo zapatero 9 month ago in Psychologie, Psychanalyse, Poésie, Désir, Critique Psychanalytique, 0 comments.

zizek slavoj

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Neo Lacanien works by S.Zizek “Il existe une capacité du désir pur, qui n’a pas besoin de référence à l’objet. L’éthique du désir est de rester fidèle à cette exigence : soustraire le désir à son attachement à l’objet. Le désir ultime est donc celui de la non satisfaction du désir, le désir de rester ouvert.” Slavoj Zizek

http://neolacanien.blogspot.com/

Posted by keo zapatero 9 month ago in Http://Neolacanien.Blogspot.Com/, 0 comments.

face book & http://users.swing.be/psychanalyse/

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Frans Tassigny LAPSUS WEINSTEIN SUR SECOND LIFE / http://www.myrl.com/myrl/lapsus-weinstein/avatar/1344 lapsus-weinstein – MYRL – Immersive Entertainment Platform Source : www.myrl.com myrlavatar Myrl Psychanalyse La psychanalyse a posé ses outils, ses armes à bout de bras, au bout de nos bras frappés d’invalidite devant les puissants du monde et de leurs menaces. L’institution fonctionne grâce à des signes creux dont toute pensée s’est longuement éventée. Au sein de cette institution n’a normalement cours qu’une seule monaie à son effigie et pour son seul usage, voici les conditions requises pour que la psychanalyse se meurt aux pieds du pouvoir. Tassigny Frans franstassigny@hotmail.com

Vous aimez. Rédiger un commentaire…SupprimerFrans Tassigny psychanalyse iconographie l aube d or 5 nouvelles photos http://www.facebook.com/album.php?aid=78117&;id=669569393&saved#/frans.tassigny?ref=profile

Posted by keo zapatero 9 month ago in Kheopsy Keoactus Books Revue Http://Users.Swing.Be/Psychanalyse/Psychanalyse, 0 comments.