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keo zapatero / Blog / Philosophie

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LA CAUSE LACANIENNE....

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,Lacan et Freud.

Le lacanisme est un avatar du freudisme. On comprendra que la cause laca-nienne se plaide comme la cause freudienne. Terrible impérialisme idéologique, institutionnel et politique que les “pyramidaux” de Lacan mèneront vers l’élaboration d’ une “international lacanian association” suite à la scission de 1963 avec l’AFP. L’innovation lacanienne réside dans la recherche de la théorisation du sujet de l’inconscient. Rendons à Lacan ce qui revient à Lacan, comme on laisse à l’Homme ce qui revient à sa mémoire. L’homme serait-il ligoté au mat de son navire (destin) tel l’Ulysse d’Homère auprès des sirènes si:

“l’amour c’est donner ce que l’ on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”? Ou alors, la célèbre phrase de Jacques Lacan rejoindrait-elle la pensée de Pascal, à savoir:

“tout ce qui est incompréhensible ne laisse pas d’être” Jacques Lacan conçoit la critique littéraire dans la promotion de la structure du langage “telle qu’elle puisse recouvrir ce sujet neuf à se produire en tant que sujet divisé dans son être”; il poursuit par “c’est parce que l’ inconscient nécessite la primauté d’une écriture que les critiques glisseront à traiter l’oeuvre écrite comme se traite l’ inconscient.” Sous réserve que “l’oeuvre écrite n’ imite pas l’ effet de l’inconscient, elle en pose l’équivalent, pas moins réel que lui, à le forger dans sa courbure”.

Freud démontre que le “signifiant” a en quelque sorte été refoulé et que c’est là le point d’ appel du flux inépuisable de significations qu’il “précipite dans le trou qu’il produit” que Lacan commente comme suit: “interpréter consiste certes, ce trou, à le clore. Mais l’interprétation n’a pas plus à être vraie que fausse. Elle a à être juste, ce qui en dernier ressort va à tarir cet appel de sens, contre l’apparence où il semble fouetté au contraire.”¨ (Source: préface de Lacan “c’ est à la lecture de Freud” au livre de R. Georgin, Lacan).

Posted by keo zapatero 2 years ago in Freud, Lacan, Afp, Pascal, Philosophie, Homère, Innovation Psychanalytique, Georgin, Interprétation Psychanalytique, 0 comments.

Les " Ecrits"'(J.LACAN) commentés par Madame Elisabeth.Roudinesco & Franz Tassigny

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Les ” Ecrits” commentés par Madame Elisabeth.Roudinesco & Franz Tassigny

En 1990, lors d’un colloque sur Lacan, Jacques Derrida raconta les circonstances de sa première rencontre avec celui-ci, lors d’un symposium sur le structuralisme organisé en octobre 1966 par l’université Johns Hopkins de Baltimore. A cette date, Lacan craignait que l’idée de réunir en 900 pages la quintessence de son enseignement n’aboutît à un désastre : “Vous verrez, avait-il dit à Derrida, parlant de la reliure, ça ne va pas tenir.”

Telle était l’angoisse qui tenaillait cet homme, dès que se posait pour lui la question de la publication. “Poubellication”, dira-t-il plus tard en désignant par ce terme le reste, le résidu ou le déchet que pouvait être à ses yeux l’objet de son plus cher désir. “Stécriture”, dira-t-il à propos de son Séminaire, manifestant par un geste dédaigneux à quel point il faisait semblant de mépriser le passage de la parole à l’écrit.

On sait qu’hormis sa thèse de médecine de 1932 (De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité, Seuil, 1975), Lacan n’a jamais ni écrit ni publié un “vrai” livre. Le Séminaire, aujourd’hui en cours de publication (14 volumes édités sur 25), n’est autre que la transcription d’un enseignement oral délivré en divers lieux, de 1953 à 1979 : hôpital Sainte-Anne, Ecole normale supérieure (ENS), faculté de droit du Panthéon. Quant aux fameux Ecrits, il s’agit d’un recueil de 34 articles ou interventions rédigés entre 1936 et 1966 pour des colloques ou des revues et qui, pour la moitié d’entre eux (après 1953), sont une sorte de synthèse de son enseignement oral.

Etant avant tout un brillant orateur alliant un style baroque à une pensée toujours en mouvement – sans commencement ni fin -, Lacan n’aurait jamais été capable de prendre l’initiative de la publication d’un tel opus magnum sans l’aide d’un grand éditeur ayant une solide formation philosophique, et qui était aussi son ami et son analysant sans être ni un disciple ni un idolâtre : François Wahl.

Depuis 1964, avec son entrée à l’ENS de la rue d’Ulm – grâce à l’initiative de Louis Althusser – puis avec la création de l’Ecole freudienne de Paris, Lacan était déjà devenu, au-delà de sa pratique clinique, un penseur reconnu et contesté, au même titre que Michel Foucault, Roland Barthes, Jacques Derrida, Gilles Deleuze, etc. Ainsi appartenait-il à une génération intellectuelle plus engagée dans un travail sur les structures inconscientes de la subjectivité que dans une réflexion de type phénoménologique – héritée de Jean-Paul Sartre – sur le statut de la conscience de soi du sujet dans sa relation au monde : une philosophie du concept plutôt que de l’existence.

A cet égard, Lacan fut le seul parmi les interprètes de la doctrine psychanalytique à doter l’oeuvre freudienne d’une conceptualité philosophique. Il l’arracha, au prix d’une infidélité majeure, au modèle biologique qui avait été son point d’appui. Alors que Freud souhaitait, sans jamais y parvenir, que sa discipline devînt une science de la nature, Lacan l’inscrivit dans le registre des sciences humaines en s’inspirant de la linguistique et de l’anthropologie. Il effectua une relève du freudisme fondée non pas sur le dépassement des origines mais sur un retour aux textes fondateurs : une relève orthodoxe et subversive. On trouve dans les Ecrits les différentes étapes de cette élaboration, ponctuée de formules saisissantes : “L’inconscient est structuré comme un langage”, “Le désir de l’homme c’est le désir de l’Autre”, “Moi, la vérité, je parle”, “Il n’y a pas d’Autre de l’Autre”, etc.

FONDATEUR D’UNE PENSÉE

C’est le 15 novembre 1966, après des mois de labeur, que l’opus sortit en librairie accompagné d’un index raisonné des concepts majeurs (dû à Jacques-Alain Miller), d’un appareil critique et d’une présentation logique des textes plutôt que chronologique. Quelque 5 000 exemplaires furent vendus en moins de quinze jours, avant même la publication des comptes rendus de presse. Plus de 50 000 exemplaires seront achetés pour l’édition courante, et la vente en poche battra tous les records pour un ensemble de textes aussi complexes : plus de 120 000 exemplaires pour le premier volume, plus de 55 000 pour le deuxième. Quant aux articles de presse (plus de 200), ils furent les uns très élogieux, les autres très critiques, voire stupides.

François Wahl avait donc gagné la bataille de la publication de l’oeuvre écrite de Lacan, lequel sera ensuite célébré, attaqué, haï ou admiré comme un penseur d’envergure et non pas seulement comme un praticien transgressif.

L’oeuvre de Lacan (Séminaire et Ecrits) est aujourd’hui traduite en une cinquantaine de langues et elle continue à être lue régulièrement par un nombre important de lecteurs (de 10 000 à 15 000 par an) malgré la crise des sciences humaines, malgré les querelles internes au lacanisme et surtout malgré les attaques incessantes contre la psychanalyse, qui ont pour effet, sur la longue durée, de faire tomber la vente des mauvais livres et monter celle des “classiques” : l’opus a donc “tenu”, contrairement à la crainte de son auteur.

Il faut dire que ces Ecrits ne sont pas un ouvrage de circonstance mais une somme qui ressemble à la fois au Cours de linguistique générale de Saussure et à La Phénoménologie de l’esprit de Hegel et qui fonctionne dès lors comme le livre fondateur d’une pensée que l’on peut, selon les époques, lire, critiquer, commenter ou interpréter de multiples manières, la pire étant celle des épigones. Mieux vaut donc, pour l’apprécier aujourd’hui, savoir lui être infidèle comme Lacan l’avait été envers Freud.

ECRITS de Jacques Lacan. Seuil, “Points essais”, 1999 (nouvelle édition), tome I, 560 p., 9 € ; tome II, 400. p, 9 €.

Mon commentaire :

Est-t-il réellement possible de lire, vraiment lire, les travaux d’un psychanalyste célèbre?

Quand le lecteur s’empare des premiers mots des “Ecrits” il ressemble à un voyageur déjà trop ou trop peu savant.

Lacan, c’est une oeuvre, une terre ardue qu’il faut âpre-ment défricher; des relatives qui s’enchassent et n’en finissent pas de s’enchasser dans les anneaux du style, et paradoxalement pour les rares initiés qui connaissent un espa-ce familier avec ses thèmes et développements, ses lignes de fuite.

Un profil quadrillé par l’accumulation du savoir critique, surtout par ses commentaires qu’il faut vérifier, comparer à nouveau à l’aune de Freud; l’inconscient à la lumière de théorique. Tout est là: assigner la relecture de Freud dans l’édifice du savoir psychanalytique.

Rien n’est plus ardu, plus profond, il est vrai que les concepts lacaniens qui indiquent tout à la foi, cette “théorisation du sujet de l’inconscient” à travers les opérations du pro-fesseur et de son brio stylistique fait qu’un livre de Lacan ressemblera toujours, à ne pas s’y tromper à un autre livre de Lacan, est en même temps marqué de la singularité qui convient d’accueillir comme une oeuvre unique et non comme l’aboutissement de la tradition freudienne, mais comme un livre libre comprise comme une traversée de la pensée de Freud.

frans tassigny http://www.lepost.fr/article/2008/08/02/1235651_les-ecrits-commentes-par-madame-elisabeth-roudinesco-franz-tassigny.html

Posted by keo zapatero 2 years ago in Derrida, Lacan, Tassigny, Poubellication, Stécriture, Médecine, Philosophie, Roudinesco, Psychose, 0 comments.