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keo zapatero / Blog / Art

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Si l’on “entre en solitude”, n’y voyez aucun sacerdoce...

Rimbaud-big

Le mot solitude et son concept reviennent épisodiquement dans ces propositions car ils sont intimement liés à la poésie, mais je ne suis pas bien sûr que “la solitude du poète” soit une quelconque forme de châtiment. Si l’on “entre en solitude”, n’y voyez aucun sacerdoce, ni sacrifice, au contraire sa quintessence est Eveil, comme une auberge espagnole pour le pèlerin, la cure pour l’analysant; elle offre ce que l’on possède réellement: LE VECU, tout comme dans la vie nous ne souffrons point de ce que nous avons apporté, donné mais plutôt de ce que nous n’avons su ou pu donner. Il n’y a strictement rien à négocier ni à expier. Certes la plupart ont besoin de solitude pour oeuvrer -

“il faut être abîmé en soi-même” (Franz Kafka) - et il est difficile d’en cerner les limites. Souvent d’une extraordinaire indifférence, les poètes s’égarent probablement parce qu’ils les ont déjà dépassées. Rimbaud l’avait bien sur parfaitement compris (en Abyssinie), il avait certainement dépassé un art qu’il avait trop bien cerné; météore dans la matrice du poète à venir il n’avait dès lors plus rien à prouver: le définitif même l’incompris ne se rature point, ne se recommence pas. Il avait trop donné, trop vite, trop loin, le fossé entre le Verbe et l’existence n’est ni une abysse ni un ru mais tout simplement une expérience vécue, une équinoxe de l’esprit onirique. http://users.swing.be/sw271551/

Posted by keo zapatero 2 years ago in Rimbaud, Verbe, Onirique, Solitude, Critique Rimbaldienne, Existence, Art, Poème, 0 comments.